L'ART DU GRAFFITI

 

 

L’art du graffiti est un mouvement en pleine expansion dans le monde entier. Cette forme d’art autrefois décrié est en train de rentrer dans nos mentalités. Les pays de la Caraïbe sont eux aussi concernés par cette branche du Hip Hop née vers la fin des années 70 aux USA.Parmi ces pays de la Caraïbe, il y a la Martinique qui s’est elle aussi appropriée le graffiti.

 

 

 

Le mouvement du graffiti existe en Martinique depuis la fin des années 80. Il a été lancé par les graffeurs JAMES, R-MAN… qui avait déjà formé le collectif MADA PAINT à cette époque. Malheureusement, après quelques années de pratique intense, le mouvement graffiti qui s’était bien lancé s’est estompé et tomba dans l’oubli. Avec l’arrivée du rap et de la dancehall en Martinique, beaucoup de graffeurs avaient abandonné le graffiti pour se lancer dans la musique Raggamuffin.
Aujourd’hui, après vingt ans d’absence, le graffiti a vraiment refait son apparition sur les murs de la Martinique.
Depuis environ 3 ans, de nouveaux graffeurs tel que OSHEA, XAN, MOKSA, MAGIC-ONER…ont repris le flambeau.
Le MADA PAINT a refait peau neuve et les murs de la capitale foyalaise sont constamment colorés par de magnifiques fresques
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Le mouvement graffiti compte un nombre très restreint d’artistes-graffeurs en Martinique. Ceci est simplement du au fait qu’il vient d’être relancé. Seul deux groupes de graffeurs se partagent véritablement les murs du pays ; le collectif NPL MADA PAINT et le KPC CREW.

Le premier NPL MADA PAINT a un désir profond d’ancrer le graffiti dans une réalité locale en peignant par exemple des fresques à l’effigie des artistes du pays. Ils veulent surtout faire passer un message de conscientisation à travers l’image.( photo ci-contre)
Le deuxième groupe nommé KPC est surtout axé sur le graffiti vandale. Le graffiti vandale s’apparente plus à de la dégradation de bien public ou privé  plus qu’à un désir d’embellir un lieu ou faire passer un message. De ce fait, les graffeurs vandales sont pointés du doigt. (exemple de graffiti vandale photo ci-contre)

 

Sur un plan plus général, le mouvement commence à être très apprécié et accepté par la population. Les artistes graffeurs sont sollicités par les organismes publics ou privés pour la réalisation de fresque.
Ainsi, pour le 39 ième festival culturel de la ville de Fort-de-France, la mairie foyalaise a fait réalisé par OSHEA, XAN, et le graffeur TUTU du Cap-Vert une fresque à l’effigie de trois grands hommes ; Aimée Césaire, André Aliker et Almilcar Cabral. (Photo ci-contre). Une magnifique création que l’on peut admirer sur les murs du Lycée Professionnel de Cluny.  

 

L’atout majeur du graffiti, c’est qu’il commence à jouer un rôle social dans le pays. Les graffeurs sont également sollicités au sein des établissements scolaires afin de transmettre leur art et détecter les jeunes talents. C’est ainsi que MAGIC-ONER est aujourd’hui l’un des plus jeunes graffeurs de la Martinique. Découvert par les membres du MADA PAINT alors qu’il était encore au collège, il fait désormais parti du groupe depuis environ 1 an. (photo ci-contre)

 

 

 

 

En conclusion, le mouvement graffiti à bien redémarrer en Martinique et semble ne pas être sur le point de s’arrêter.
Mais au vu de certains individus qui salissent les murs du pays avec des inscriptions désagréables, on peut penser que l’amalgame est vite fait entre vrais et faux graffeurs. Ce qui pourrait gêner le travail des artistes qui cherche à valoriser le graffiti en Martinique. Pour en savoir plus sur le graffiti: Lucide  Sapiens

Cet article a été rédigé par David GAGNER-ALBERT

         

         










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